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Un ralenti qu’est-ce que c’est?

Ralentir une image animée, c’est augmenter sa durée réelle. A la prise de vue, cela implique une capture de plus de 25 images par seconde, et de diminuer sa vitesse au montage. Cet effet est porteur de sens, il modifie notre perception de la réalité. Nous vous présentons dans cet article différents exemples de ralentis pour mieux comprendre les émotions qu’ils véhiculent.

« L’art ne reproduit pas le visible, il rend visible. », Paul Klee

Le ralenti mets en exergue un plaisir purement esthétique, il arrête le temps pour nous laisser voir le détail qui semble invisible. Utilisé par les sciences, les sports, les jeux vidéos et le cinéma, le ralenti a conquis l’image dans tous ces domaines. Quand il n’est pas descriptif il est artistique, utilisé comme une métaphore contemplative.

La magie du ralenti :

AMOUR. Dans le cinéma de fiction, le ralenti prend beaucoup de formes et a de nombreux sens. Une rencontre amoureuse ou un « meet-cute » peut être illustré par un ralentissement du temps autour des protagonistes, ou par la mise en valeur d’un geste qui les réunirait.

ANGOISSE. La magie du ralenti peut également être utilisée pour renforcer l’horreur d’une scène et décrire l’ensemble d’une situation qui nous donnerait envie de détourner le regard. Les sentiments comme la peur ou la rage sont celles ont le meilleur rendu ralenti, grâce aux déformations des traits du visage.

HORS DU TEMPS. Le ralenti permet également d’être en dehors du temps. Dans des films comme Moulin Rouge de Baz Luhrmann, le mouvement du moulin au ralenti dans les transitions inter-séquences et permet de passer d’une temporalité à une autre. 

VITESSE. Décrire un mouvement en changeant sa vitesse peut exprimer notre incapacité physique à le voir à l’œil nu.  La technique du « bullet time » comme dans Matrix est obtenue grâce à une série d’appareils photo disposés autour de l’action et déclenchés en même temps donne l’illusion au montage d’une caméra qui se déplace autour d’une action à une vitesse ralentie à l’extrême.

Les limites de cet effet

Le ralenti est très simple à réaliser au montage ce qui explique son utilisation massive. Il renforce l’esthétique du plan mais ne peut pallier à un manque de créativité. Comme le disait Godard pour l’utilisation du zoom, « C’est une affaire de morale ».  Nous recommandons d’utiliser cet effet à bon escient et avec parcimonie.

Pour illustrer nos propos, nous avons poussé cet effet à l’extrême sur des extraits de nos films préférés. Et vous comment utilisez-vous le ralenti ? 

 1. The Big Lebowski (1998) – Joel Cohen, Ethan Cohen 

2. Shutter Island (2010) – Martin Scorsese – Ralenti 

3. Las Vegas Parano (1998) – Terry Gilliam – Ralenti 

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